///Trois lectures du poème « La fleur et le papillon » de Victor Hugo

Trois lectures du poème « La fleur et le papillon » de Victor Hugo

By | 2020-07-31T19:26:34+00:00 7 juillet 2020|Littérature, Poésie|0 Comments

Thème du tiers inclus: Amour, Liberté, Fidélité, Perversité, Malice, Badinage, Tolérance, Souffrance …

Antagonismes en interaction:  Fleur ~ Papillon , Fleur ~ Papillon , Fleur ~ Papillon …

 

Nous proposons au lecteur trois lectures du poème 

« La fleur et le papillon »

de

Victor Hugo

*

Chaque lecture sera précédée

d’une information complémentaire concernant

les éléments en interaction,

autorisant ou offrant

une approche différente du même poème.

 

… avant de revenir à un souffle purement poétique et Hugolien.

 

*****

 

φύσις   κρύπτεσθαι  φιλεῖ

 

***

 

Première Lecture

 

La Fleur et le Papillon
Victor Hugo

 

La pauvre fleur disait au papillon céleste :
– Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents. Je reste,
Tu t’en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes
Et loin d’eux,
Et nous nous ressemblons, et l’on dit que nous sommes
Fleurs tous deux !

Mais, hélas ! l’air t’emporte et la terre m’enchaîne.
Sort cruel !
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine
Dans le ciel !

Mais non, tu vas trop loin ! – Parmi des fleurs sans nombre
Vous fuyez,
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre
A mes pieds.

Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t’en vas encore
Luire ailleurs.
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore
Toute en pleurs !

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,
Ô mon roi,
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes
Comme à toi !

 

***

 

Deuxième Lecture

La fleur présente sur cette photo est une grande ciguë. (Conium maculatum)

Très toxique, elle était la base du poison officiel des Athéniens pour les condamnés à mort.

La plus célèbre victime fut Socrate.

 

 

La Fleur et le Papillon
Victor Hugo

 

La pauvre fleur disait au papillon céleste :
– Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents. Je reste,
Tu t’en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes
Et loin d’eux,
Et nous nous ressemblons, et l’on dit que nous sommes
Fleurs tous deux !

Mais, hélas ! l’air t’emporte et la terre m’enchaîne.
Sort cruel !
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine
Dans le ciel !

Mais non, tu vas trop loin ! – Parmi des fleurs sans nombre
Vous fuyez,
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre
A mes pieds.

Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t’en vas encore
Luire ailleurs.
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore
Toute en pleurs !

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,
Ô mon roi,
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes
Comme à toi !

 

***

 

Troisième Lecture

 

Le papillon est un Aurore (Anthocharis cardamines), papillon de jour de la famille des Piéridés, s’observant un peu partout en Europe aux premiers jours du printemps.

Dans les mécanismes de co-évolution, les plantes se défendent des insectes phytophages consommant leurs parties aériennes feuillues, mais favorisent en revanche les insectes pollinisateurs qui concourent à leur reproduction.

C’est la raison pour laquelle de nombreuses fleurs sont dites nectarifères, car elles produisent dans le fond de leur corolle un suc sucré que les papillons aspirent avec leur grande trompe. Celle-ci s’enroule, les rendant capables d’ingérer ce liquide et non le pollen qui est un solide en grains. Attirés par les fleurs pour les butiner, les papillons frottent leur ventre, leurs pattes et leur trompe contre les étamines emplies du pollen qu’ils iront ensuite déposer sur d’autres fleurs, réalisant ainsi leur fécondation.

 

 

La Fleur et le Papillon
Victor Hugo

La pauvre fleur disait au papillon céleste :
– Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents. Je reste,
Tu t’en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes
Et loin d’eux,
Et nous nous ressemblons, et l’on dit que nous sommes
Fleurs tous deux !

Mais, hélas ! l’air t’emporte et la terre m’enchaîne.
Sort cruel !
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine
Dans le ciel !

Mais non, tu vas trop loin ! – Parmi des fleurs sans nombre
Vous fuyez,
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre
A mes pieds.

Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t’en vas encore
Luire ailleurs.
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore
Toute en pleurs !

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,
Ô mon roi,
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes
Comme à toi !

 

***

 

…  avant de revenir à un souffle purement poétique, Hugolien

ignorant tout de la fleur et du papillon … 

 

 

La Fleur et le Papillon
Victor Hugo

La pauvre fleur disait au papillon céleste :
– Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents. Je reste,
Tu t’en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes
Et loin d’eux,
Et nous nous ressemblons, et l’on dit que nous sommes
Fleurs tous deux !

Mais, hélas ! l’air t’emporte et la terre m’enchaîne.
Sort cruel !
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine
Dans le ciel !

Mais non, tu vas trop loin ! – Parmi des fleurs sans nombre
Vous fuyez,
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre
A mes pieds.

Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t’en vas encore
Luire ailleurs.
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore
Toute en pleurs !

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,
Ô mon roi,
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes
Comme à toi !

                                                                             . . .

 

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